Le chroniqueur Luc Ferrandez aborde les dérapages de la SAAQ à travers le prisme de son expérience passée chez Hydro-Québec.
Bien que le rapport du juge Gallant souligne l'hypocrisie et les mensonges de la société d'État, Luc Ferrandez refuse de s'arrêter à la recherche de coupables individuels. Pour lui, le problème réside dans la densité et la complexité de l'information informatique, souvent opaque pour les élus.
Il explique que les dépassements de coûts, passant de 485 millions $ à 1 milliard $, s'expliquent par une multitude de facteurs imprévus : besoins de formation massifs, intégration de systèmes désuets, et corrections de facturation complexes. Ferrandez plaide pour la création d'une entité de contrôle, comme recommandée par le juge Gallant, capable de décoder la «grammaire informatique» pour les décideurs politiques.
Écoutez le coup de gueule de Luc Ferrandez concernant la gestion des grands projets informatiques, mardi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.