Le rapport de la commission Gallant sur le fiasco informatique de la SAAQ suscite des réactions vives.
L’ancien ministre des Transports, François Bonnardel, se dit «soulagé» mais «frustré», affirmant que de hauts fonctionnaires lui ont sciemment caché des dépassements de coûts de plus de 300 millions dès 2017.
Le rapport révèle également une manœuvre troublante: à quelques semaines des élections de 2022, le CA de la SAAQ a choisi de «saucissonner» un avenant de 222 millions en petits contrats pour éviter une publication officielle et l'attention médiatique.
Écoutez François Bonnardel, l'ex-ministre des Transports, réagir au rapport Gallant, mardi, à Lagacé le matin.
«Malheureusement, le constat est clair. Aujourd'hui, on a de hauts fonctionnaires que j'ai nommés déjà: Malenfant, Tremblay, Marsolais... qui ont menti sciemment aux ministres, aux conseillers politiques, au cabinet du premier ministre... Écoutez, le reste de l'histoire, c'est l'UPAC qui va l'écrire, peut être.»
Pour sa part, le procureur en chef de la commission Gallant, Me Simon Tremblay, insiste sur la nécessité de créer une entité spécialisée pour protéger l'État devant le déséquilibre de force avec les géants de l'informatique.
«Il faut être fou pour penser que si on refait la même chose, on va avoir des résultats différents. Il faut que ça change.»