Les Hells Angels veulent contester devant les tribunaux la future loi québécoise que veut faire adopter le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière. Cette loi prévoit entre autre l’interdiction pour les motards criminels de porter leurs vestes.
Selon cette loi, les policiers seraient en mesure d'intercepter des motards qui arborent des vestes aux couleurs ou avec les logos associés aux Hells Angels. Les agents de la paix pourront également remettre des amendes de 1000$ et saisir les vêtements qui contreviendraient à la loi.
Les avocats qui représentent le groupe criminel argumentent que cette loi serait «politique, arbitraire et abusive» et affirme que le Code criminel canadien prévoit déjà des mesures contre les groupes criminels organisés.
Écoutez Daniel Renaud, journaliste aux affaires criminelles à La Presse, brosser le portrait de la situation, vendredi, au micro de Patrick Lagacé.
«Le projet de loi permet à un policier qui intercepte un motard, un Hells Angels avec ses couleurs, d'exiger que le motard la retire et de lui remettre une contravention assortie d'une amende salée. On parle d'une amende de plus de 1 000 $. Il va obliger le motard à l'enlever et s'il refuse, ça peut aller jusqu'à la saisie de la veste, mais aussi jusqu'à l'arrestation du motard.»