Il n’y a pas juste le PEQ qui donne des maux de tête aux immigrants venus s’installer au Québec. Une vétérinaire ukrainienne travaille actuellement dans une clinique comme technicienne, puisque son diplôme n’est pas reconnu au Québec.
Elle a appris le français, elle est bien intégrée et a soumis toutes les preuves nécessaires à l'obtention de son permis de travail.
Mais voilà qu’elle a reçu une lettre de Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada pour lui indiquer que son processus de permis était suspendu, ce qui met sa patronne, Jacynthe Lafrance, dans tous ses états.
Écoutez la Dre Jacynthe Lafrance, co-propriétaire de la clinique vétérinaire d’Iberville Dandurand et directrice générale de Charles vétérinaire et Me Patrice Brunet, avocat spécialisé en immigration, faire le point, mardi, à La commission, en compagnie des animateurs Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
«On ne sait pas c'est quoi le problème», mentionne Dre Lafrance.
Quant à l'avocat spécialisé en immigration, Me Patrice Brunet, il recommande à Mme Lafrance la prudence avant de laisser travailler son employée ukrainienne au poste de vétérinaire.
«On a envoyé [des demandes d'entrevues] à plusieurs médias, on a aussi consulté le député pour essayer de faire avancer son dossier parce que, comme on est dans une zone grise en ce moment, elle ne peut pas travailler. Nous, on perd une employée qui est précieuse, puis on veut juste des réponses.»
«Il y a des pénalités qui sont importantes ou prévues à la Loi sur l'immigration puis qui peuvent aller jusqu'à la perte de statut pour l'employé et des pénalités également pour l'employeur. Donc, je serais très, très prudent avant de lui permettre de continuer à travailler.»