Martin Imbleau, PDG d'Alto, la société en charge du futur train à grande vitesse entre Québec et Toronto, tient à rassurer les gens craignant d'être expropriés le long du tracé, particulièrement dans la région de Mirabel.
«La MRC était au courant des consultations contrairement à ce qui a été dit», affirme-t-il, indiquant que des rencontres avec la population locale sont à l'horaire.
«Allez-vous m'acheter?» ou encore «Allez-vous m'exproprier?» sont des questions qu'on lui pose souvent, ce à quoi M. Imbleau répond:
«On va entreprendre des discussions personnelles et très humaines avec chacun des propriétaires pour tenter d'acquérir les propriétés de gré à gré, avec une compensation qui est juste et raisonnable.»
Écoutez le PDG d'Alto, Martin Imbleau, faire le point au micro de Luc Ferrandez et de Nathalie Normandeau.
Alto consulte sur un large corridor de 10 kilomètres et prévoit le réduire pour atteindre sur 60 mètres de large au bout du compte, une stratégie qui vise à ne pas reproduire les erreurs du passé, selon Martin Imbleau.
«J'ai insisté pour avoir un corridor large parce qu'au Québec et au Canada, depuis quelques années, on tue des projets parce qu'on les présente, puis ils ont été déterminés en catimini avec un tracé, et les gens viennent. Ce n'est pas de la consultation, c'est de l'information, pour ne pas dire un pitch de vente.»