Le traité de réduction des armes stratégiques entre les États-Unis et la Russie, communément appelé New Start, a pris fin jeudi.
Cet accord de désarmement limitait le nombre de têtes nucléaires et de lanceurs stratégiques déployés par les deux puissances, tout en prévoyant des inspections mutuelles pour garantir la transparence.
Il s'inscrivait dans la suite des traités «Start» négociés entre l'Union soviétique et les États-Unis au début des années 1990.
Cette échéance survient au moment où une nouvelle course aux armements nucléaires se développe avec l'émergence de nouveaux acteurs, comme la Chine.
Écoutez le chroniqueur spécialisé en actualité internationale, Jean-François Lépine, commenter le tout, vendredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Une perspective inquiétante aux yeux du chroniqueur.
«Il faut dire que le traité New Start de 2010 était déjà fragilisé en 2023. Vladimir Poutine, en représailles contre les sanctions imposées par l'Occident après son invasion de l'Ukraine, avait refusé de permettre des inspections sur son territoire par les Américains en septembre dernier. Malgré tout ça, Poutine avait proposé à Trump, comme il n'y avait plus de traité, de prolonger l'accord d'un an, mais Trump avait refusé en disant: "New Start est obsolète, il faut un autre traité". Et pour une fois, il avait raison, parce qu'en fait, il y avait un nouveau joueur qui s'était ajouté entre-temps: la Chine. Les Chinois sont rendus à 600 ogives aujourd'hui. Le traité Start n'avait tout simplement pas été conçu pour le monde d'aujourd'hui.»
Autre sujet abordé:
- Un grand nombre de pays, dont le Canada, songe à développer l'arme nucléaire.