Le gouvernement du Québec refuse d’accorder une clause de droits acquis aux immigrants victimes de la fin sans préavis du programme de l’expérience québécoise (PEQ).
L’avenir de milliers de travailleurs et de diplômés québécois, qui sont parfois présents sur le territoire depuis plusieurs années, est menacé alors que les nouvelles mesures mises en place ne leur donnent aucune garantie d’obtenir un statut permanent.
Pourtant, le recrutement de travailleurs étrangers dans le milieu de la santé, notamment, continue malgré tout alors que 6000 employés dans ce domaine déjà au Québec n’ont pas de moyen de prolonger leur statut.
Ce changement radical dans les procédures d’immigration a un impact sur la réputation du Québec à l’étranger, mais aussi sur les liens diplomatiques entretenus avec certaines nations.
Écoutez le chroniqueur spécialisé dans l’actualité internationale, Jean-François Lépine, lundi, au micro de Patrick Lagacé.
Il estime que cette décision est irresponsable et que le gouvernement du Québec fait preuve d’incohérence.
«C'est des promesses qu'on fait à tout le monde et donc on recommence encore le cycle. Sauf que cette fois-ci, on leur dit plus clairement qu'on ne pourra pas nécessairement les garder après leur séjour. Qui va nous croire dans l'avenir, dans nos programmes de recrutement d'immigrants? Moi je m'indigne parce que j'ai un peu honte de tout ça.»