Malgré les demandes des personnes immigrantes, des maires partout dans la province et des regroupements économiques, le ministre de l’Immigration refuse de donner une clause de droits acquis à ceux qui voulaient s’établir de façon permanente au Québec avec le programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Le PEQ, qui a été aboli sans préavis en novembre dernier, permettait aux étrangers diplômés au Québec et aux travailleurs déjà sur place d’accéder plus facilement à la résidence permanente.
La mise en place d’un nouveau programme de sélection des travailleurs étrangers par le gouvernement ne rassure pas la communauté immigrante puisqu’il n’offre aucune planification et aucune garantie d’être choisi.
Plusieurs personnes intégrées, parfois depuis plusieurs années et dans des métiers en pénurie de main-d'œuvre, sont alors obligées de quitter.
Écoutez le ministre de l'Immigration du Québec, Jean-François Roberge, revenir sur la mise en place du nouveau programme de sélection, lundi, au micro de Patrick Lagacé.
S’il convient que le nouveau programme en place n’offre pas de certitude, il explique qu’il permet de sélectionner des travailleurs dans des secteurs prioritaires.
«C'est vrai que le PSTQ ne donne pas la garantie absolue à tous. On a des secteurs qui sont prioritaires: la santé, l'éducation, les services de garde notamment. Mais la certitude de l'avoir n'est pas là. On a la quasi-certitude quand on est dans un secteur prioritaire.»