Dans un discours prononcé à Davos mardi, le premier ministre Mark Carney a prévenu la communauté internationale que le monde tel que nous l'avons connu ces dernières décennies n’est plus.
Cette allocution a été saluée par plusieurs intervenants sur la scène internationale.
Toutefois, l'ancienne ambassadrice et représentante permanente adjointe du Canada à l’Organisation des Nations unies de 2017 à 2021, Louise Blais, estime que le premier ministre canadien est allé un peu trop loin.
Écoutez l'analyse de Louise Blais sur le discours de Mark Carney, mercredi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«Ce que le premier ministre a décrit, c’est une situation extrême où la seule issue serait l'isolement de l'Amérique. Or, il n'est pas certain que ce soit l'unique solution. En tenant un tel discours, c'est comme s'il abandonnait déjà toute possibilité de recours diplomatique avec les États-Unis. Je pense que nous n'en sommes pas encore là. L’Europe, elle non plus, ne semble pas prête à rompre les ponts; elle espère toujours trouver un terrain d’entente. Certes, il ne faut pas être naïf, mais il s'agit plutôt de se préparer au pire avec Donald Trump, sans pour autant fermer prématurément toutes les portes.»