Le gouvernement fédéral lance officiellement son programme national de rachat d’armes d’assaut aujourd’hui, alors qu'environ 1200 dollars seront remis par fusil.
Attention, avertit la députée libérale Nathalie Provost, le but n'est pas d'empêcher la chasse, mais plutôt d'empêcher que des tueries comme celles de la Polytechnique ou encore de la Grande mosquée de Québec, surviennent.
«C'est des quasi-mitraillettes, ce sont des armes style d'assaut, c'est celles-là, ce n'est pas les 19 000 armes en circulation au Canada» qui sont touchées, explique-t-elle.
Le gouvernement du Canada estime à 2500 le nombre de fusils d'assaut en circulation.
Écoutez Nathalie Provost, députée du Parti libéral du Canada et survivante de l’attentat de l’École polytechnique de Montréal, expliquer davantage le sujet au micro de Patrick Lagacé, lundi.
La députée estime que les difficultés opérationnelles qui pourraient être liées aux rachats d'armes à feu sont «souvent liées à la désinformation du "gun lobby”».
«Avec la prolifération des réseaux sociaux, avec le durcissement de nos positions sociales aussi, c'est difficile. La vie est plus dure en ce moment qu'elle l'a déjà été. Je crois qu'il est nécessaire qu'on retire ce type d'armes de nos rues, ce qui est la volonté de plus de 80 % des Canadiens.»