Les cégeps du Québec font face à un défi de taille: un déficit d'entretien des infrastructures qui s'élève désormais à 700 millions $.
En plus de la vétusté de certains bâtiments datant des années 70, le réseau doit composer avec une augmentation importante de la population étudiante prévue jusqu'en 2035, notamment en raison de l'immigration et de la fin de la vague des enfants des baby-boomers.
Écoutez le coup de gueule de Luc Ferrandez concernant la crise qui sévit dans le réseau des cégeps à travers le Québec.
«Je me suis souvent dit: "On abolit les cégeps" [...] mais j'ai changé d'idée [...] C'est une machine à faire passer les gens en dehors du secondaire et ça, ça marche.»
Luc Ferrandez souligne que le Québec possède le plus haut taux de diplômés postsecondaires au Canada, grâce à ce modèle qui offre une transition essentielle vers l'université ou le marché du travail technique.
Selon lui, le gouvernement devrait privilégier l'investissement dans la formation de la main-d'œuvre plutôt que de subventionner massivement les entreprises.