Le Dr Olivier Farmer, psychiatre à l'hôpital Notre-Dame, commente un nouveau projet pilote à Montréal où des résidents en psychiatrie patrouillent avec des policiers.
Ce pionnier de la «psychiatrie de proximité» souligne qu'il est possible de pratiquer une médecine de haute qualité directement dans la rue ou dans des refuges.
Il explique comment l'itinérance aggrave les troubles mentaux par l'exposition constante aux agressions, aux éléments et à la toxicomanie.
Grâce à des initiatives comme le programme PRISM, des dizaines de personnes avec des troubles sévères sont sorties de la rue chaque année, réduisant ainsi la pression sur les services policiers et hospitaliers.
Écoutez le Dr Olivier Farmer, psychiatre à l’hôpital Notre-Dame, expliquer le tout, mercredi au micro de Patrick Lagacé.
«On est capable, bon an mal an, de sortir 30, 40 personnes avec des problèmes de santé mentale sévères [...] de la rue par année. Si on multiplie ça par dix, on est à 300-400. C’est un impact important.»