La Cour supérieure du Québec a autorisé mercredi l'action collective contre la fonderie Horne et le gouvernement du Québec.
Les demandeurs réclament des dédommagements pouvant atteindre un demi-million de dollars.
Écoutez Émilise Lessard-Therrien, ancienne députée de Québec Solidaire de la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, à ce sujet au micro de Philippe Cantin.
Sans surprise, l'ancienne députée est ravie de voir que le recours collectif a été autorisé.
«C'est une belle victoire pour les citoyens. Je pense qu'il y avait besoin d'une bonne nouvelle dans le dossier de la fonderie, mais là, c'est de voir que la justice se range derrière les citoyens de Rouyn-Noranda. C'est un grand soulagement aujourd'hui.»
«La fonderie s'est améliorée, mais là, elle veut négocier avec le gouvernement du Québec des délais supplémentaires pour atteindre sa prochaine cible à 15 nanogrammes au-delà de 2027. Donc, les citoyens sont encore pris dans le même film où la fonderie essaie d'acheter du temps pour se conformer le plus tardivement possible aux émanations. Donc, aujourd'hui, la nouvelle est excellente pour les citoyens parce que ça vient reconnaître, ça vient valider en fait qu'ils ont raison d'être inquiets et que ce préjudice-là, ce n'est pas juste le fruit de leur imagination. C'est reconnu par la cour au Québec.»