Sauvagement battue en janvier 2020 dans son établissement hôtelier de Parent, Sylvie Lachapelle vit aujourd'hui avec d'importantes séquelles physiques et psychologiques qui l'empêchent de travailler et la rendent grandement dépendante au quotidien.
Malgré la gravité de son état, elle doit mener une longue et coûteuse bataille contre la CNESST, qui refuse d'indemniser adéquatement ses lésions permanentes, notamment celles causées par une sévère commotion cérébrale.
Épaulée par son avocat, Me Marc Bellemare, elle dénonce un véritable calvaire administratif où les victimes se retrouvent confrontées à une bureaucratie épuisante.
Écoutez Sylvie Lachapelle, victime d’une violente agression, et Me Marc Bellemare, avocat au cabinet Bellemare Avocats, au micro de Patrick Lagacé.
«Tout le côté gauche du visage, j'ai des plaques, j'ai des vis. J'ai un filet qui retient mon œil. J'ai été obligée de me faire réopérer parce que j'ai une vis qui sortait de la mâchoire. Fait que ça été encore une opération en dedans de la bouche. Et les séquelles, ça va être le restant de mes jours. C'est surtout des pertes de mémoire, des pertes d'équilibre, crises de panique...»
«C'est l'enfer. Les traumatisés crâniens [...] c'est des troubles de fatigue, c'est des troubles de concentration, d'attention, des maux de tête et cet aspect-là est quand même extrêmement important et c'est ce qui reste à régler dans son dossier...»