Dans un marché immobilier au ralenti, l'impression d'une hausse continuelle des prix relevée par les courtiers ne reflète pas la réalité du terrain, soutient Luc Ferrandez, pointant plutôt vers une stagnation où seules les propriétés rénovées et haut de gamme parviennent encore à trouver preneur.
Écoutez le commissaire Luc Ferrandez remettre en question le discours ambiant du secteur immobilier, vendredi midi.
Il explique d'abord que la stagnation apparente du prix des condominiums s'explique en partie par les nouvelles obligations légales imposant la création de fonds de prévoyance importants (environ 500 à 600 dollars par mois), ce qui alourdit le budget global des acheteurs même si le prix d'affichage semble stable.
Concernant les maisons unifamiliales, il précise que la hausse apparente du coût moyen ne signifie pas qu'une même propriété prend nécessairement de la valeur.
«J'ai tout le temps l'impression qu'il y a une conjonction d'acteurs qui poussent pour dire : dépêchez-vous d'acheter, ça monte encore, ça monte encore!»