Québec solidaire a fait lundi la proposition de créer des épiceries publiques dans le but de faire concurrence aux grandes chaînes alimentaires et réduire le coût de l'alimentation des Québécois.
Toutefois, plusieurs doutes émergent quant à la réelle viabilité d'une telle proposition. En quoi consisterait un tel projet? Et est-ce vraiment possible de mettre en place un tel système au Québec?
Écoutez Sylvain Charlebois, professeur à l'Université Dalhousie et directeur du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, faire le point lundi, au micro des animateurs Catherine Brisson et Luc Ferrandez.
«Le mouvement coopératif est assez important au Québec. Il y a 160 magasins d'épicerie au Québec qui appartiennent à des coops. Je ne comprends pas pourquoi Québec solidaire ne valorise pas ce modèle-là. À la place de demander à l'État de contrôler tout, ça coûterait moins cher.»
Autres points abordés
- Le potentiel des épiceries publiques ciblé uniquement sur les déserts alimentaires urbains et le Nord du Québec;
- Les risques de coûts élevés et les contraintes logistiques liés à la gestion d'inventaire public.