Dimanche, 63 % des membres de la communauté innue de Pessamit ont rejeté l'entente de principe conclue entre le conseil de bande, le gouvernement et Hydro-Québec.
Le taux de participation à ce scrutin s'est élevé à 37 %.
Le court délai de dix jours octroyé à la population pour trancher dans ce dossier et les nombreuses zones floues de l'entente sont cités comme les principales raisons de cette victoire massive du «non».
Écoutez les explications de l'avocat spécialisé en droit autochtone, Me Nadir André, au micro de Catherine Brisson.
«Je vous rappellerai que l'entente prévoyait que la population de Pessamit devait accepter à l'avance de futurs projets hydroélectriques et éoliens, sans en connaître les conséquences sur leurs droits et sur l'environnement. C'est peut-être ce facteur-là également qui a joué au niveau du vote, et il faudra en tenir compte. Je pense que si n'importe quel citoyen au Québec se faisait dire d'accepter quelque chose à l'avance dans sa cour arrière, il y aurait probablement les mêmes questionnements. »