Créé en 1940 pour contribuer à la réinsertion sociale de jeunes délinquants grâce à des méthodes novatrices pour l'époque, Boscoville est reconnu comme le berceau de la psychoéducation au Québec.
L'organisme, qui n'est plus ce lieu d'accueil, a toutefois conservé sa vocation d'aide aux jeunes en développant des programmes de prévention et d'intervention destinés à soutenir les professionnels du réseau de la santé, du milieu scolaire et des organismes communautaires.
Écoutez Annie Fournier, directrice générale de Boscoville, retracer l'histoire de cet organisme qui a contribué à faire innover le Québec, vendredi, au micro de l'animatrice Marie-Claude Lavallée.
«Quand les jeunes arrivaient, on les mettait dans un espace qu'on appelait la banlieue. Ça nous permettait de voir leur profil. Ensuite on les mettait dans des quartiers qui ressemblaient à ce qu'ils étaient. On leur permettait de devenir un citoyen de Boscoville en leur donnant un rôle. C'était vraiment une approche différente, une façon de réinsérer nos jeunes. Et déjà on était innovants à cette époque-là. On les aidait à trouver leur identité de jeune. C'était vraiment dans des approches préventives et ancrées dans le trauma l'histoire de ce jeune-là.»
Annie Fournier présente aussi la nouvelle mission de Boscoville, qui a réouvert en 2001 pour devenir un centre d'expertise dans le domaine psychosocial.