L'arrestation récente d'All Boivin en Europe et l'émergence de figures comme Dave «Pic» Turmel relancent le débat sur l'influence des Hells Angels au Québec.
L'ex-enquêteur Roger Ferland rappelle que le groupe criminel n'a jamais disparu.
Autrefois hautement pyramidal, contrôlant l'ensemble de la distribution et des taxes territoriales, le modèle des Hells fait aujourd'hui face à la rébellion de gangs de rue et de sous-traitants locaux qui réclament leur indépendance.
Cette transition vers une structure en «toile d'araignée», plus éclatée et radicale, complique considérablement le travail de surveillance et d'enquête des forces policières.
Écoutez Roger Ferland, policier à la retraite, brosser le portrait de la situation, vendredi au Midi.
«Quand on prend le mot "gang de rue", ça a tellement l'air d'être des minus, c'est pas des minus pantoute. Il y a des membres de gangs qui sont très bien structurés.»