Les États-Unis refusent catégoriquement de renouveler l'accord de libre-échange avec le Canada et le Mexique sous sa forme actuelle.
L’administration Trump impose plutôt une révision annuelle du traité jusqu’en 2036, une stratégie qui intensifie grandement l'incertitude économique pour les entreprises d'ici.
L'économie canadienne peut-elle tenir le coup avec cette nouvelle façon de négocier?
Écoutez Yan Cimon, professeur titulaire à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval, aborder le sujet, jeudi, au Midi.
Selon l'expert, Washington cherche à obtenir des concessions tarifaires majeures et privilégie désormais des ententes bilatérales.
«Le Canada et le Mexique, eux, souhaitaient bien évidemment voir l'accord suivre son cours naturel. Les États-Unis ont choisi de ne pas aller de ce côté là. Donc, ça veut dire qu'on a encore dix ans d'ACEUM devant nous. Ça veut dire aussi qu'on entre dans un processus de révision annuelle jusqu'à ce qu'on s'entende, les trois pays ensemble. Il faut dire que c'est une nouvelle aigre, douce, parce que ça ajoute de l'incertitude, mais en même temps, ça montre que le discours du président Trump, qui dit qu'il n'a pas besoin du Canada ou du Mexique, est un peu faux: parce que le président aurait pu choisir il y a longtemps de sortir de l'ACEUM. L'enjeu, c'est que nos trois économies sont très interdépendantes et ce n'est pas une bonne idée de sortir de cette entente-là.»