À l’heure des bilans à Ottawa, le constat est clair pour Mark Carney: sa popularité personnelle demeure extrêmement élevée et il est parvenu à s'imposer de manière spectaculaire sur la scène politique canadienne au cours des derniers mois.
En redonnant une fierté et un certain sérieux à la tête de l'État, des qualités souvent comparées avantageusement à celles de son prédécesseur Justin Trudeau, il s'est forgé une majorité parlementaire à la Chambre des communes tout en laissant derrière ses adversaires politiques.
Écoutez le chroniqueur politique Philippe Léger aborder le tout, vendredi matin, à l'émission de Philippe Cantin.
Toutefois, ce succès d'estime populaire cache une certaine distance avec la réalité du terrain.
Malgré cette lune de miel qui s'étire, plusieurs ombres planent au tableau économique, notamment des négociations difficiles avec Donald Trump, un taux de chômage élevé chez les jeunes, une récession technique et des fermetures d'entreprises manufacturières, particulièrement au Québec.
À long terme, son principal talon d'Achille pourrait s'avérer son manque d'aisance sur les enjeux quotidiens de politique intérieure et les questions plus techniques, comme le contrôle des armes à feu, où ses réponses manquent parfois de clarté.
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