Les cours du pétrole ont fortement grimpé, plus de 6 % pour le Brent et le WTI, après que l'Iran ait annoncé la suspension des négociations avec les États-Unis.
L'Iran exige un cessez-le-feu au Liban avant tout accord, ce qui bloque la reprise normale des exportations par le détroit d'Ormuz. L’avenir est sombre pour les prix à la pompe.
Écoutez à ce sujet Patrick Gonzalez, professeur agrégé au département d'économie de l'Université Laval, au micro de Philippe Cantin.
Tout le monde s'entend sur une chose, il y a une volatilité du marché, influencée par la spéculation et les déclarations de Donald Trump.
«Il y a deux camps: les optimistes, puis les pessimistes. Comment vas-tu faire l'ajustement? Pour les optimistes, il y a eu beaucoup de ce qu'on appelle de la destruction de la demande. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont arrêté de consommer du pétrole, qui ont utilisé moins leur voiture ou si vous allez en Asie du Sud-Est, qui ont décidé de prendre d'autres moyens de transport, qui ont utilisé davantage le covoiturage ou des moyens de transport en commun, si bien que la hausse n'a pas été aussi grosse qu'on pensait.»
«Puis, il y a les pessimistes qui disent: la catastrophe nous attend. On va avoir un baril de 180 $ d'ici la fin de l'été. Ça fait que vous pouvez choisir votre camp. Clairement, il y a des signaux des deux côtés, mais je pense que ce qui ressort le plus, ça bouge dans tous les sens et puis on ne sait pas trop si on va frapper dans le mur ou pas.»