Après avoir passé quelques jours dans une halte-chaleur pour les personnes en situation d'itinérance dans le cadre d'un reportage, le rédacteur en chef d'Urbania a contracté la gale. Pensant d'abord à de l'eczéma ou à une peau sèche due à l'hiver, il a finalement été diagnostiqué après des démangeaisons insupportables.
Écoutez Hugo Meunier faire le point sur sa mésaventure, jeudi midi, à La commission.
«J'imaginais la gale, une maladie que je croyais morte au Moyen Âge, et bien non, c'est encore bien réel. [...] J'ai dû m'enduire de crème du cou aux orteils. [...] C'est une bébelle qui travaille de nuit [...] elle pond sur ta peau et c'est là que ça fait des réactions cutanées et ça gratte au sang.»
Au-delà de son cas personnel, Hugo Meunier souhaite sensibiliser la population à la réalité des personnes itinérantes. Si le traitement est simple pour quelqu'un ayant accès à un logement et à une douche, il s'agit d'un véritable calvaire pour ceux qui vivent dans la rue ou fréquentent des refuges débordés, où l'hygiène et le suivi médical sont précaires.