La crise qui secoue actuellement le détroit d'Ormuz, point de passage névralgique pour le commerce mondial, provoque une onde de choc majeure sur le marché de l'énergie.
Le blocage de cette voie maritime, par laquelle transitent quotidiennement des centaines de navires chargés de pétrole et de gaz, entraîne une flambée spectaculaire du prix du kérosène.
En Europe, les stocks de carburant pour l'aviation ne tiendraient plus que pour six semaines, forçant déjà des transporteurs comme Lufthansa et Air Canada à annuler certains vols ou à imposer des surprimes importantes aux voyageurs.
Écoutez Yvan Cliche, expert en énergie au Centre d'études et de recherches internationales, et Mehran Ebrahimi, directeur de l’Observatoire international de l’aéronautique et de l’aviation civile et professeur à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, faire le point sur l'impact de cette crise énergétique, jeudi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Alors que les compagnies aériennes tentent de maintenir leurs liaisons internationales, le coût des billets d'avion grimpe en flèche en raison des surcharges de carburant.
Bien que les passagers soient protégés par leur contrat d'achat, l'imprévisibilité de la situation rend toute planification à long terme extrêmement complexe, d'autant plus que les infrastructures de raffinage dans le Golfe ont également été touchées.