Au micro de Patrick Lagacé jeudi, la mairesse de Wentworth dans les Laurentides, Karine Dostie, a déclaré que sa municipalité songe sérieusement à transformer une certaine partie de son réseau routier en chemin de gravelle, tellement les fonds pour l'entretien de la chaussée sont devenus insuffisants.
Sommes-nous condamnés à revenir au gravier?
Écoutez la réponse du président de l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, Marc-André Martin.
«C'est épouvantable de penser qu'on est rendu là au Québec. Écoutez, c'est comme revenir dans les années 1800. Tant qu'à ça, on va se promener en cheval. C'est ça? Ça n'a pas de bon sens. Je ne sais pas comment je peux dire ça. Des routes en gravier... ça a d'autres incidences. D'un point de vue économique, c'est correct. C'est facile, un grinder, on va remettre ça, on va renouveler à toutes les fois qu'il va mouiller. Mais ça a beaucoup d'autres incidences négatives.»