Une décision juridique majeure a été rendue en Californie, où un jury civil a reconnu Meta et YouTube responsables des dommages subis par une jeune femme devenue dépendante aux réseaux sociaux dès l'âge de neuf ans.
Bien que le dédommagement de 6 millions de dollars semble dérisoire pour ces géants du numérique, les analystes y voient un jugement qui pourrait ouvrir la porte à de nombreuses autres poursuites aux États-Unis et ailleurs dans le monde.
Écoutez le témoignage d'Ingrid Tabardel, une jeune femme de 21 ans qui a réussi à décrocher des réseaux sociaux il y a trois ans, jeudi, à Lagacé le matin.
«À un moment donné, c'était rendu que je passais peut-être 8 heures ou 9 heures par jour. Je dirais que j'étais accro [...] Depuis que j'ai tout quitté, je dirais que je suis beaucoup plus heureuse...»
Écoutez, en deuxième portion d'entrevue, le pédiatre au CHU Sainte-Justine et professeur agrégé au département de pédiatrie de l'Université de Montréal, le Dr Jean-François Chicoine.
Le spécialiste, qui voit en ce verdict un tournant majeur, souligne que l'arrêt complet des réseaux sociaux peut amener des changements spectaculaires en peu de temps, améliorant le sommeil, l'humeur et favorisant le retour aux activités physiques et sociales.
«C'est très beau quand on arrête les réseaux sociaux. C'est comme le printemps qui arrive dans les yeux d'un enfant puis d'un adolescent, alors qu'actuellement, on est en hiver prolongé...»