Le milieu communautaire québécois entame ce lundi une séquence de grève historique impliquant 1 600 organismes à travers la province.
Sous le slogan «Le communautaire est à boutte», les travailleurs dénoncent un sous-financement chronique qui mène à l'épuisement professionnel et à une dégradation des services essentiels, comme les popotes roulantes et l'accompagnement médical.
Alors que le mouvement réclame un rehaussement de 2,6 milliards de dollars, la ministre Chantal Rouleau défend le plan gouvernemental de 1,1 milliard sur cinq ans, tout en admettant que les besoins sont grandissants dans le contexte économique actuel.
Écoutez Mathieu Gelinas co-porte-parole du mouvement «Le communautaire à boutte» et DG du Centre d'action bénévole Trait d’union de Shawinigan.
«Si on finit par disparaître, c'est le système de santé qui va en écoper, et ça va nous coûter très cher.»
La ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire, Chantal Rouleau, a également commenté le tout au micro de Patrick Lagacé.
«Je suis d’accord qu’il faut faire des choses. J’ai été dans le milieu communautaire, j’ai travaillé dans le milieu communautaire. Je sais c’est quoi, là. Alors, je ne suis pas indifférente à ce qui se passe.»