Dans les années 1940, Grosse-Île, près de Québec, a servi de laboratoire ultra-secret pour fabriquer des bombes à l'anthrax pour le compte du gouvernement britannique de Winston Churchill, sans l'accord des gouvernements québécois successifs.
Ces armes bactériologiques auraient pu, à la fin de l'opération, exterminer la population mondiale trente fois et ont fait courir des risques inouïs aux soldats, au personnel et à la population locale.
Ce rôle du Canada dans le développement d'armes bactériologiques est révélé dans l'ouvrage Projet N, Grosse-Île, l’arme secrète de la Seconde Guerre mondiale, des journalistes Yves Bernard et Vincent Frigon.
Écoutez Vincent Frigon et Yves Bernard, co-auteurs du livre Le Projet N: grosse-Île, l'arme secrète de la seconde guerre mondiale, en librairie dès aujourd’hui, au micro de Philippe Cantin.
Les auteurs déplorent le silence maintenu, qui empêche la reconnaissance des soldats ayant risqué leur vie.