Les médecins spécialistes du Québec amorcent lundi des moyens de pression en refusant de participer au Centre de répartition des demandes de services (CRDS).
Ce système, qui permet de diriger les patients vers un spécialiste, est au cœur du litige opposant la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) au gouvernement.
Le Dr Vincent Oliva dénonce un système dysfonctionnel et une rémunération qui accuse un retard de 20% par rapport à l'Ontario.
Écoutez le président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Dr Vincent Oliva, aborder le tout, lundi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Bien que le gouvernement offre une augmentation de 11% sur cinq ans, la Fédération réclame 14,5%.
Le Dr Oliva souligne que cette enveloppe ne sert pas uniquement aux salaires, mais aussi au fonctionnement des cliniques et cabinets en dehors du milieu hospitalier.
Malgré le retrait du CRDS, la FMSQ assure qu'aucun rendez-vous déjà prévu ne sera annulé ou reporté pour les patients.
«Un médecin spécialiste au Québec, si on enlève les frais d'opération, ce qu'il reçoit dans ses poches, ça gagne en moyenne 450 000 par année. [...] On est dans un marché où on est 20% en bas de l'Ontario, 30% en bas du Nouveau-Brunswick.»
Autres sujets traités:
- Système dysfonctionnel: le CRDS génère de nombreux rendez-vous manqués et des doublons inutiles;
- La FMSQ demande plus d'incitatifs pour attirer les spécialistes en Outaouais, en Abitibi et sur la Côte-Nord;
- Arbitrage demandé: les spécialistes réclament le recours à un arbitre pour dénouer l'impasse des négociations.