Le Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) a procédé au congédiement de 12 employées du secteur du soutien scolaire à la suite de l'entrée en vigueur de la nouvelle loi visant à renforcer la laïcité de l'État.
Selon Annie Charland, présidente du syndicat du secteur soutien scolaire de la FEESP-CSN, ces travailleuses ont perdu leur emploi après avoir refusé de retirer leur signe religieux, principalement le voile.
Bien que certaines aient tenté de s'adapter en portant des couvre-chefs plus discrets, comme des casquettes ou des foulards, elles ont finalement été contraintes de choisir entre leurs convictions et leur gagne-pain.
Écoutez Annie Charland faire le point, jeudi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
«On demande à des gens de choisir entre un signe religieux ou gagner sa vie. [...] Pour moi, gagner ma vie est quand même une priorité, alors quand on enlève un droit comme ça, je trouve que c'est la dignité des gens que l'on joue.»
La loi prévoit une clause grand-père pour les personnes qui étaient en poste avant le 19 mars 2025.