Les compressions budgétaires du gouvernement fédéral dans les pénitenciers suscitent de l'inquiétude au sein du personnel carcéral qui estime que les coupures de ressources mettent en jeu leur sécurité au travail.
Des postes de patrouilleurs seront supprimés dans le cadre de ces mesures budgétaires.
Le Québec compte dix pénitenciers fédéraux qui sont touchés par ces compressions.
Écoutez Mike Bolduc, président régional du syndicat des agents correctionnels du Canada, discuter de ces compressions, lundi, à La commission.
Le président du syndicat déplore le manque de ressources disponibles pour lutter contre la livraison par drone, un fléau qui touche l'ensemble des pénitenciers. Selon lui, ce sont 130 M$ qui seront coupés au cours des trois prochaines années par le gouvernement fédéral.
«Les drones sont toujours à la fine pointe de technologie, donc on n'est pas capable de toujours les détecter. Ils rentrent et ils vont directement être livrés aux cellules. Dès qu'on enlève une patrouille, tu réduis encore plus la sécurité en dedans de nos pénitenciers.»