Pendant des années, des enfants de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont été arrachés à leur famille biologique pour être donnés en adoption sous des motifs fallacieux.
Ce scandale, aujourd'hui documenté, a éclaté grâce au courage de Geneviève Guérin.
Alors qu'elle travaillait pour un organisme communautaire, elle a choisi de dénoncer ces pratiques inacceptables. Résultat: elle a été congédiée et a fait face à des représailles persistantes, même cinq ans après les faits.
Écoutez la lanceuse d'alerte Geneviève Guérin et la journaliste Nancy Audet aborder le tout, jeudi matin, à l'émission de Patrick Lagacé.
Invitée à témoigner, Geneviève Guérin explique que son congédiement a été justifié par une prétendue divulgation d'informations confidentielles, bien qu'elle n'ait pas été la source directe du journaliste à l'époque.
Depuis, elle a dû quitter sa région, incapable de pratiquer son métier de technicienne en éducation spécialisée en raison de l'influence de la DPJ.
De son côté, la journaliste Nancy Audet déplore que le système actuel continue de cultiver la peur chez les parents, les intervenants et même les avocats, empêchant ainsi d'autres dénonciations nécessaires.
Autres sujets traités:
- Le Protecteur du citoyen a refusé d'intervenir dans le dossier de Mme Guérin, prétextant qu'elle n'avait pas utilisé les «canaux officiels»;
- Nancy Audet souligne que les mécanismes de protection ne fonctionnent toujours pas adéquatement en 2026;
- La Fédération des familles d'accueil et de ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ) confirme que rien n'a changé sur le terrain depuis le drame de la fillette de Granby.