Le Québec vient de se doter d'une première politique en matière de transport médical par hélicoptère, mais le choix du prestataire soulève de vives critiques.
Le contrat de cinq ans, évalué à 45,8 millions de dollars, a été octroyé à l'entreprise Summit Helicopters de la Colombie-Britannique.
Ce choix écarte ainsi l'entreprise québécoise Air Médic, pourtant établie depuis des années, au profit d'une firme dont le contrat avait été révoqué dans sa propre province.
Écoutez Mathieu Lavigne aborder le tout, vendredi après-midi, à l'émission de Nathalie Normandeau et Luc Ferrandez.
Selon Mathieu Lavigne, vice-président aux Affaires publiques et économiques de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), cette situation est le résultat direct de la règle du «plus bas soumissionnaire».
Il déplore que l'appel d'offres n'ait inclus pratiquement aucun critère de qualité, de fiabilité ou d'expérience sur le territoire québécois, se limitant essentiellement à la capacité de voler de nuit.
De plus, l'entreprise choisie ne compterait aucun employé francophone au moment de l'embauche, une incohérence flagrante avec le discours gouvernemental sur l'achat local.