Le climat diplomatique actuel entre le Canada et les États-Unis n'est pas sans conséquences pour les millions de travailleurs dont l'entreprise possède des intérêts des deux côtés de la frontière.
On compte environ 1,7 million de Canadiens qui travaillent pour des entreprises américaines, tandis qu'un million d'Américains sont à l'emploi de compagnies canadiennes.
Dans un contexte de tensions politiques marquées par les récentes déclarations de Donald Trump et de Mark Carney, les interactions professionnelles au quotidien sont teintées de diplomatie et de politesse, mais aussi d'une certaine gêne.
Les employés canadiens se demandent inévitablement quelle est la position politique de leurs collègues américains vis-à-vis des propos de leur président.
Écoutez Pierre Rodrigue, ancien vice-président chez Bell et figure du Québec Inc., faire le point avec Patrick Lagacé, vendredi matin.
«Il y a de la politesse, il y a de la gentillesse, il y a de la diplomatie, je pense que tout le monde marche un peu sur les œufs, mais il reste que ces mots-là ont été dits [...] comme Canadien, tu peux te demander la personne que tu as devant toi, est-ce que c'est un Républicain, est-ce que c'est un pro-Trump, est-ce qu'il pense ce que le président a dit?»