La Ville de Montréal a dépensé 17 millions de dollars en heures supplémentaires en raison d'un manque d'uniformes propres pour ses pompiers.
Depuis 2020, de nouvelles normes obligent le lavage systématique des uniformes de pompiers après chaque intervention incendie ou exposition à la fumée. Ces mesures visent à réduire les risques de cancer liés à la contamination chimique des habits.
Toutefois, des lacunes dans l’implantation de cette mesure, notamment l’achat tardif de machines à laver spécialisées, nuisent gravement à l'efficacité du service et font exploser la facture du temps supplémentaire.
Écoutez les explications de Chris Ross, président de l’Association des pompiers de Montréal, à La commission.
«On s'est ramassés avec des journées où une trentaine de véhicules étaient hors service. On allait le dénoncer publiquement, mais l'employeur s'est viré de bord pour faire un rappel en temps supplémentaire. Les pompiers, eux, ont hâte de travailler, car ils ont choisi ce métier pour être sur le terrain. Ils sont présents pour leur quart de travail, mais sans équipement, ils passent 24 heures dans la caserne à attendre. Et pendant ce temps, on fait entrer d'autres pompiers en temps supplémentaire pour les remplacer.»