La Société des alcools du Québec (SAQ) a choisi de confier à la plateforme Uber Eats la livraison de ses alcools pour un projet pilote qui concerne seulement, pour le moment, l’île de Montréal.
Ce choix est critiqué, puisque la société d'État aurait pu choisir d’attribuer ce contrat à une plateforme québécoise.
Cette nouvelle pratique de livraison semble viser particulièrement les jeunes, dont la consommation d’alcool a fortement diminué dans les dernières années.
Écoutez Frédéric Laurin, professeur d’économie à l’Université du Québec à Trois-Rivières et auteur du livre Où sont les vins?, revenir sur cette nouvelle, jeudi, à La Commission.
«On va prendre une compagnie américaine parce que ça coûte moins cher. On ne va pas favoriser les produits québécois parce que ça rapporte moins d'argent, on ne veut pas faire de recyclage de bouteilles à l'intérieur parce que ça ne rapporte pas d'argent. Donc, il y a toute une série de décisions comme ça qui sont contradictoires avec le bien public.»
La Société des alcools du Québec n’a pas souhaité nous accorder d’entrevue à ce sujet.