Le Journal de Montréal révélait ce lundi que 4500 infirmières et 2500 infirmières auxiliaires sont actuellement en arrêt de travail. Une statistique troublante qui en dit long sur les conditions de travail dans le réseau de la santé. Qu'est-ce qui explique cette situation?
La nouvelle convention collective signée à la fin de 2024 ne semble pas remplir ses promesses, selon les témoignages de certains travailleurs.
Écoutez Martine Charland, directrice générale Talent chez Santé Québec, aborder cette situation, lundi, au micro de Philippe Cantin.
La gestionnaire soutient que le réseau de la santé mise sur près de 9500 employés «veilleurs» formés pour intervenir auprès de leurs collègues.
«La pression vient de partout. Elle vient de nos vies personnelles. On a souvent une charge mentale, une charge émotionnelle, et on en a une également au travail. Il arrive parfois qu'on n'est plus capable de composer avec les deux. Et c'est là que quelqu'un quitte. La clé du succès pour prévenir ces absences passe par nos gestionnaires de proximité qui jouent un rôle prépondérant dans la connaissance et dans la relation avec leurs employés pour pouvoir percevoir les signes avant-coureurs.»