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Difficulté des jeunes élèves en écriture

Qualité du français en classe: «Ça ne s'est pas amélioré» -Luc Papineau

Qualité du français en classe: «Ça ne s'est pas amélioré» -Luc Papineau
Des élèves qui écrivent / Drazen / Adobe Stock

Une analyse commandée par le Ministère de l'Éducation en vue de réformer l'enseignement du français peint un portrait inédit des erreurs les plus courantes chez nos jeunes écoliers. Le document présente de vrais exemples de fautes, tirés d’un millier de copies de l’épreuve ministérielle d’écriture de la 6e année de l’an dernier.

Quelques exemples: on y voit le mot maison écrit avec un «z», «On aurais» se terminant avec un «s» et le mot enfant ainsi: «anfant.»

Les experts consultés relèvent qu’il aurait fallu plutôt évaluer les erreurs de syntaxe des élèves, ce qui n’a pas été fait.


Écoutez Luc Papineau, enseignant de français depuis 32 ans, commenter ce dossier avec Philippe Cantin.


«C'est quoi les mots courants pour moi, en sixième année? Un enfant qui ne sait pas écrire, justement, le mot enfant ou maison, ou même le mot professeur, ça m'embête. Ça fait quand même six ans qu'il est à l'école», dit l'enseignant.

«Lorsque vient le temps d'écrire, l'enfant ne comprend pas les mécanismes de la langue. Il ne comprend pas qu'il y a des déterminants, des noms, des adjectifs. Souvent, d'ailleurs, ils confondent nom, adjectif, verbe. Il ne comprend pas les mécanismes de la langue et quand vient le temps de faire certains accords, pour lui, c'est du chinois.»

Luc Papineau, enseignant

Est-ce que c'était mieux il y a dix, 15 ou 20 ans?

«Je vais être prudent. Je vois ce que j'ai vu dans mes classes. Moi, la seule réponse que je peux donner c'est: ça ne s'est pas amélioré. Ça, c'est clair. J'ai enseigné en cinquième année, en première année. C'est très dur de comparer. Mais ce que je peux dire, c'est: est-ce que c'est satisfaisant? Non.

«Je vais vous donner un exemple. En sixième année (primaire), un élève peut réussir son épreuve de fin d'année et pourtant faire une faute par mot. Il n'y a pas de seuil de réussite au niveau de la maîtrise de la grammaire, de l'orthographe, la syntaxe, la ponctuation. Il y en a une en cinquième secondaire, après 11 ans.»

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