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Mort de Normand Meunier

«J'exige une enquête indépendante» -Sylvie Brosseau, sa conjointe

«J'exige une enquête indépendante» -Sylvie Brosseau, sa conjointe
Patrick Lagacé / Cogeco Média

Normand Meunier, un homme tétraplégique, est décédé après avoir demandé l'aide médicale à mourir, lui qui avait contracté des plaies de lit lors d'un séjour à l'hôpital de Saint-Jérôme. 

Sa conjointe, Sylvie Brosseau, compte mener un combat pour obtenir une enquête indépendante pour comprendre ce qui s’est réellement passé lors de l'hospitalisation de son défunt mari à l’hôpital de Saint-Jérôme, en janvier.

Elle en parle au micro de Patrick Lagacé.

Sylvie Brosseau souligne le fait que son mari contractait des microbes à chaque intervention à l'hôpital depuis le mois de décembre avant de revenir sur le passage qui a tout changé en janvier.

«Pour son virus respiratoire, on est rentré à l'urgence le jeudi midi. Et il est resté sur une civière jusqu'au lundi midi: 96 heures sur une civière pour un monsieur de 300 livres, 6 pieds 5 pouces qui ne peut pas bouger à partir des épaules jusqu'aux orteils.»

-Qu'est-ce qui aurait évité les plaies de lit?

«C'est un matelas. Ils appellent ça un matelas alternatif. Un lit bariatrique, comme ils ont aux soins intensifs.»

Et que s'est-il passé quand Sylvie Brosseau a fait la demande pour le lit?

«Complètement rien. Il s'est rien passé du tout. Ils ont apporté un vieux lit bariatrique qu'ils ont trouvé à quelque part, proche des vidanges. Puis, ils ont emporté ça, mais avec un matelas bien ordinaire, matelas, civière et tout... Parce qu'il faut commander le soi-disant matelas. Et ça prend des jours, des jours et des semaines.»

Et quand elle a insisté pour avoir?

«J'ai été encadré par trois gardes de sécurité. Il y avait les deux ambulanciers qui étaient à côté de moi et le personnel qui ne savait plus quoi faire avec moi parce que j'exigeais qu'il y ait tout de suite le matelas. Parce que ça faisait déjà trois heures que j'avais appelé à l'urgence, comme quoi qu'on s'en venait, parce qu'il (mon mari) y avait besoin de soins.»

-Vous n'avez pas l'impression d'avoir été écouté du tout là?

«Pas du tout. Au contraire, je les ai dérangés. On me menaçait de m'expulser de l'hôpital...»

Et Madame Brosseau a-t-elle eu droit à des excuses?

«Aucune excuse, Monsieur. Personne ne m'a adressé la parole encore, même si ça a été dit par le ministre Legault lui-même en entrevue. J'ai jamais rien reçu de sa part...»

Et pour ce qui est de l'enquête en cours?

«Premièrement, ce n'est pas une enquête. C'est le commissaire aux plaintes. Il ne fait pas une enquête, il fait des recommandations. Moi, si je veux une enquête et j'exige une enquête personnelle... Je demande qu'il y ait une enquête indépendante au niveau de l'hôpital parce qu'il n'y a rien qui bouge.»

On écoute Sylvie Brosseau...

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