Une étude de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) démontre un écart important entre le sentiment de sécurité des Québécoises et celui des Québécois.
Alors que 97 % des hommes affirment se sentir en sécurité lorsqu'ils marchent dans leur quartier la nuit, cette proportion chute à 87 % chez les femmes.
La journaliste Valérie Lebeuf et la chroniqueuse culturelle Bénédicte Lebel témoignent de ce sentiment constant de méfiance qui règne chez les femmes dans l'espace public.
Écoutez à ce sujet les témoignages de deux collaboratrices à Lagacé le matin, ce mercredi.
«Depuis qu’on est jeunes, on se fait dire : "Fais attention, ne marche pas trop tard le soir." Ce sont des messages qui nous ont été transmis. Moi, me promener avec mes clés dans la main, je le fais souvent aussi. Dès qu’on perçoit un danger ou un comportement un peu louche, on est pas mal plus à l’affût que les hommes.»
«On en vient même à appeler notre conjoint pour lui dire : "Je sors du métro le soir et je me rends à ma voiture. Je reste en ligne avec toi juste le temps d'arriver pour m'assurer que tout va bien." Parce que ça aussi, ça fait partie de notre réalité : on se dit que s'il arrive quelque chose, au moins quelqu'un est au bout du fil.»