Le système de santé québécois favorise-t-il une dépendance excessive aux médicaments pour régler des problèmes sociétaux plus profonds?
C’est en tout cas ce que souhaite dénoncer la docteure Marie-Ève Goyer, qui s’inquiète de la surprescription de psychostimulants chez les jeunes pour le TDAH et d'Ozempic pour le surpoids.
Selon elle, cette crise est reliée à un modèle québécois axé sur le rendement qui pousse à prescrire plutôt qu'à offrir un suivi multidisciplinaire.
Écoutez la docteure Marie-Ève Goyer, médecin de famille, cheffe médicale des services en dépendance et en itinérance du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, analyser la situation, lundi, au micro de Gino Chouinard.
«Je pense qu'on a un signal assez fort qu'il y a quelque chose de plus profond qui ne fonctionne pas. Et je commence à être gênée de couvrir cela par de la prescription. Je veux insister sur le fait que mes collègues médecins dénoncent ça et demandent depuis longtemps qu'on ait les moyens de soigner.»