Pourquoi certaines personnes cèdent-elles à l'attrait de l'argent facile et du crime organisé ? Que ce soit au Québec, au Mexique ou en France, les mécanismes de recrutement reposent sur les mêmes leviers : la précarité, la recherche de survie et la promesse d'un avenir meilleur.
C'est le constat de la chroniqueuse Pascale Caron-Vézina, qui a eu l'occasion de s'entretenir avec plusieurs personnes ayant fait partie de ce système et tenté de s'en sortir.
Écoutez Pascale Caron-Vézina discuter de cet univers qui, malgré les différentes cultures, semble donner lieu à des dynamiques similaires partout sur la planète.
Elle présente notamment des extraits assez évocateurs de son entretien avec l'ex-enquêteur Roger Ferland.
«L'appât du gain semble être le point commun pour commencer dans la criminalité à certains moments. Les trafiquants de haut niveau, et même ceux qui étaient en difficulté, m'ont résumé ça en trois mots : la seule façon, quand tu embarques dans le crime organisé ou dans le trafic de stupéfiants, que tu t'en sortes, à moins d'arrêter par toi-même, c'est la prison, la mort ou la folie.»