Les récentes manifestations de syndiqués devant la résidence personnelle d'une vice-présidente du groupe Metro relancent le débat sur les limites des moyens de pression dans les conflits de travail.
L'avocat spécialiste en droit du travail, Me Claude Gravel, estime que le rassemblement de centaines de personnes devant un domicile privé franchit une ligne critique et s'éloigne de la légitimité protégée par la liberté d'expression.
Écoutez Me Claude Gravel, faire le point, vendredi, lors de l'émission Le midi.
Selon Me Gravel, ces actions auprès des dirigeants témoignent d'une dérive inquiétante dans la civilité et le débat social, alors que le cadre législatif québécois encadre sévèrement toute forme d'intimidation ou de violence psychologique lors des litiges patronaux-syndicaux.