Le chercheur Sébastien Rioux tire un constat alarmant de sa récente analyse quantitative concernant l'accès aux cours d'eau au Québec.
Depuis les années 1960, l'État a orchestré une privatisation progressive et une dépossession de ce patrimoine collectif.
Actuellement, dans 75 % des municipalités, moins de 1 % des rives s'avèrent accessibles au grand public.
Face aux frais discriminatoires imposés aux non-résidents et au laisser-faire historique des gouvernements, le géographe réclame une prise en charge provinciale urgente à travers une politique nationale pour planifier un désenclavement progressif et générationnel.
Écoutez Sébastien Rioux, professeur agrégé au département de géographie à l'Université de Montréal, lundi à La commission.
«Dans la mesure où on n'avait pas de données, on n'a jamais vraiment agi sur le problème. On a fait un peu semblant que ça n'existait pas.»