Alors que le campement de la friche Notre-Dame compte désormais près de 100 tentes, Julien Montreuil, directeur général de l'organisme l'Anonyme, dresse un bilan alarmant de la crise de l'itinérance à Montréal.
Selon lui, cette situation est le résultat direct de trois décennies de désengagement des gouvernements dans le logement social.
Face à des refuges qui débordent et à la disparition dramatique des maisons de chambres, il rappelle que l'itinérance est une responsabilité collective.
Il insiste sur le fait que le démantèlement répété des campements ne règle rien, déplaçant simplement des populations de plus en plus vulnérables.
Écoutez Julien Montreuil, directeur général de l’Anonyme, expliquer la crise de l’itinérance à Montréal, mercredi à Lagacé le matin.
«Pendant huit ans, c'est ce qu'on a fait. On a démantelé, démantelé, démantelé les campements. Tout ce que ça faisait, c'est que les personnes se déplaçaient ailleurs dans la ville, se cachaient et étaient encore plus vulnérables.»