Une grande entreprise canadienne de télécommunications utilise l'intelligence artificielle pour masquer l'accent de ses employés basés à l'étranger.
Une méthode controversée qui dérange le syndicat SCFP en ce qui concerne les questions éthiques qui y sont liées.
Nathalie Blais, du SCFP, demande un meilleur encadrement de l'utilisation de l'IA à cette fin, voire son abolition, pour que les clients puissent savoir à qui ils parlent réellement.
Écoutez le plaidoyer de Nathalie Blais, conseillère au SCFP et porte-parole de l’Alliance canadienne des travailleurs et travailleuses des télécommunications, mardi, au micro de Philippe Cantin.
«J'ai eu une conversation avec un préposé à l'étranger, puis je m'étonnais que cette personne-là n'ait pas d'accent. Alors, je lui ai posé la question candidement, puis elle m'a dit qu'il y avait un nouveau système qui a été mis en place par l'employeur pour masquer son accent, et là, la personne a retiré, désactivé le système, a parlé, a continué sa conversation, et on a pu constater effectivement que la personne, en réalité, elle avait un accent.»