L'adoption du projet de loi visant à renforcer la laïcité au Québec marque un «troisième tour de roue» pour le gouvernement caquiste.
Désormais, les pratiques religieuses collectives, incluant les prières de rue et l'utilisation des parcs à des fins religieuses, sont interdites à moins d'obtenir une autorisation municipale.
Louis-Philippe Lampron souligne toutefois la complexité de l'application de cette loi: comment distinguer une procession d'une manifestation, ou une séance de yoga d'une pratique religieuse?
Alors que des sanctions pénales «assez salées» sont prévues, la responsabilité de trancher revient maintenant aux villes, ce qui soulève des risques de deux poids, deux mesures.
Écoutez Louis-Philippe Lampron, professeur titulaire à la faculté de droit de l’Université Laval, expliquer le tout, jeudi matin au micro de Patrick Lagacé.
«À partir de quand est-ce que, par exemple, une pratique comme du yoga, du taïchi ou encore des gens qui se rassemblent pour discuter de point de vue religieux dans un parc [...] quand est-ce que ça rentre dans cette catégorie-là?»