Le PDG d’Air Canada, Michael Rousseau, a présenté ses excuses jeudi pour son incapacité à s’exprimer adéquatement en français.
Cette main tendue a toutefois été vivement rejetée par l’Assemblée nationale du Québec qui a répliqué en adoptant une motion unanime réclamant sa démission.
De quelle façon un conseil d'administration devrait se comporter dans ce genre de situation?
Écoutez à ce sujet l'avocate, titulaire d’un MBA et spécialiste de la gouvernance Joanne Desjardins, jeudi, à La commission.
«Le conseil d’administration est là pour protéger la réputation de l’organisation, laquelle est actuellement très malmenée. On dit que la réputation est la "reine des risques" et le C.A. doit la surveiller de près. Le congédiement est une possibilité, mais est-ce la meilleure décision dans les circonstances ? Nous sommes face à une double crise, d'abord celle liée à cette incartade concernant l'expression de condoléances uniquement en anglais, puis celle entourant l'accident récent. Le conseil d’administration doit se demander s'il est opportun de changer de pilote — excusez la métaphore — compte tenu des événements.»