Le gouvernement du Québec s'apprête à moderniser la loi P38, qui encadre l'hospitalisation forcée des personnes dont l'état mental présente un danger.
Actuellement, la loi québécoise exige un «danger immédiat» pour intervenir, un critère jugé trop restrictif par plusieurs experts.
Écoutez le psychiatre Jean-François de la Sablonnière, psychiatre au CISSS du Bas-Saint-Laurent, commenter la situation mardi à Lagacé le matin.
Ce dernier soutient qu'un passage vers un modèle plus préventif, similaire à celui de l'Ontario, permettrait d'éviter des drames humains et de réduire le nombre de verdicts de non-responsabilité criminelle.
Bien que cette réforme soulève des questions sur la privation de liberté, le Dr de la Sablonnière insiste sur la nécessité de pouvoir traiter les patients plus tôt pour renverser leur état mental, tout en reconnaissant que le système de santé devra mobiliser des ressources humaines importantes pour répondre à cette nouvelle approche.