Les pratiques utilisées dans certains cours du programme de baccalauréat en psychosociologie des relations humaines enseigné à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) sont dénoncées par la communauté psychiatrique depuis plus de 15 ans.
Un reportage du journal La Presse nous apprend que les étudiants sont encouragés à raconter leurs traumatismes en public, à participer à des rituels symboliques ou encore à pratiquer le jeûne en forêt.
Malgré les alertes des psychiatres de la région sur l’état mental des étudiants qui sortent traumatisés de ce cursus, les cours ne semblent pas avoir été modifiés.
L’université aurait même déclenché une enquête externe à l’automne dernier au sujet des pratiques utilisées dans ce programme.
Écoutez le témoignage de la journaliste de La Presse, Léa Carrier, lundi, au micro de Patrick Lagacé.
«On m'a raconté divers types d'exercices où les étudiants vont se mettre en cercle, il y en a un qui va se retrouver au milieu, puis il va y avoir des pétales de roses qui vont être lancés, les étudiants vont se mettre à quatre pattes, ils vont rugir. Un autre cas où on a étalé de la braise par terre, puis les étudiants qui vont sauter par-dessus la braise.»